Sous le chapiteau du Cirque Baobab Errant : sept semaines entre Bamako et Mopti
Entre chapiteau monté à la main, acrobates venus de quartiers populaires et salles de fortune, le Cirque Baobab Errant fictif a parcouru le Mali pendant sept semaines. Reportage.
Il est six heures du matin, à la périphérie de Bamako, et une dizaine de personnes tirent sur les cordages d’un chapiteau rouge et jaune. Les mâts se dressent un à un, la bâche se tend sous le vent sec de la saison, et un jeune homme grimpe déjà sur la structure pour vérifier les fixations. Ici, on ne monte pas un cirque en une journée. Il faut trois jours, parfois quatre, et une équipe rodée pour que la piste soit prête le soir.
Le Cirque Baobab Errant, une troupe fictive fondée il y a huit ans par un ancien acrobate de Ségou, vient de terminer une tournée de sept semaines entre la capitale malienne et Mopti. Vingt-trois artistes, dix techniciens et une flotte de trois camions ont sillonné les routes du centre du pays, avec un objectif simple : jouer devant des publics qui ne voient jamais de spectacle vivant.